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Témoignage de Roxana

Témoignage déposé le 23/01/2024

 

J’ai découvert votre association en 2022 , en faisant des recherches sur internet.

Je m’appelle Roxana, j’habite en région parisienne et je suis mariée depuis 2018.

Ma première grossesse a commencé en 2018, mon mari et moi désirions ardemment cet enfant et étions très heureux, mais tout s’est transformé en un cauchemar rapidement. Les symptômes extrêmement violents de l’hyperemesis gravidarum ont commencé à la sixième semaine de grossesse (incapacité à manger ou boire, vomissements fréquents, plus de 100 fois par jour), je me rendais quotidiennement aux urgences, recevant des perfusions sans amélioration. J’ai consulté en moyenne 12 gynécologues (malheureusement sans avoir eu beaucoup d’aide ou de réponses, plutôt des critiques), parce que je n’arrivais pas à accepter que mon état était normal et que c’est comme ça qu’on est quand on est enceinte.

Ma santé se détériore progressivement. À la douzième semaine de grossesse, un gynécologue de l’hôpital m’a informée que la seule option pour moi était une interruption de grossesse, que j’ai finalement décidé de faire en raison de ma situation insupportable. À l’époque, je n’avais pas connaissance de cette maladie (HG), ce qui a suscité des recherches inutiles sur d’éventuels problèmes de santé.

Après cela, j’ai consulté des psychologues et des psychiatres pour surmonter ce traumatisme, mais personne n’a pu en identifier la cause.

Un an plus tard, nous avons décidé de retenter, mais nous avons connu d’autres complications avec trois fausses couches et une grossesse extra-utérine.

Finalement, nous avons eu recours à la fécondation in vitro (FIV), et bien que j’ai réussi à être enceinte dès la première tentative, les symptômes ont persisté en mille fois plus fort et nous avons dû interrompre la grossesse à huit semaines.

Notre désir d’avoir un enfant demeure très fort. J’ai trouvé un gynécologue qui a enfin posé un diagnostic, et avec son soutien, nous avons décidé de tenter à nouveau naturellement. Bien que la grossesse ai été rapide, les symptômes persistants ont rendu chaque traitement inefficace (***). Nous avons pris la décision difficile d’interrompre une nouvelle fois la grossesse.

Suite à toutes ces grossesses, j’ai une hernie hiatale, une insuffisance urinaire, et je suis toujours sensible aux odeurs en période des règles.

Je vous ai fait un résumé sur ce que j’ai vécu avec l’hyperémèse gravidique, mais croyez moi que les choses étaient bien pires et difficiles à décrire.

J’espère que vous n’allez pas me juger et je sais bien que l’IVG n’est pas un moyen de contraception, mais notre désir d’avoir un enfant a été fort et il l’est encore.

Je partage ces lignes avec vous, empreinte de larmes et de regrets profonds, car je sais que je ne pourrai pas donner naissance à un enfant. J’ai été très jugée par de nombreux professionnels de la santé, j’ai suivi de nombreuses thérapies pour apaiser ma douleur intérieure.

Nous envisageons désormais un programme avec une mère porteuse pour concrétiser notre rêve de famille tant désiré. J’aurais tant souhaité que les choses soient différentes et que je puisse résister à cette maladie jusqu’au bout, mais malheureusement, elle est plus forte que moi.