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Témoignage de Lala

Témoignage déposé le 02/09/2020

 

Cher hyperémèse gravidique !

J’écris « cher » mais je ne devrais pas car je te hais. Et oui je te hais et du respect pour toi, je n’en ai pas, et mon pire ennemi tu es.

Malgré moi tu as pris une place trop importante dans ma vie ces 8 dernières années, je me suis battue contre toi, mais je le reconnais tu es un adversaire redoutable.

Avant bébé Y je ne te connaissais pas vraiment, mais très vite tu te présentas à moi : « enchantée moi c’est hyperémèse gravidique, je suis ravie de faire ta connaissance « , je ne puis en dire autant.

Dès le début de ma grossesse tu m’empêchas d’avaler quoi que ce soit, ni nourriture, ni boisson, encore moins ma salive. Tu me fis vomir le moindre de mes repas, très vite j’ai perdu du poids, et tenir debout m’était devenu impossible. Je ne le savais pas encore mais pour Youssouf tu ne t’étais présenté qu’à moitié. Je pensais te connaître, mais on ne te connaît jamais assez, je pensais t’apprivoiser, mais tu es indocile.

Bébé M par surprise s’installa dans mon ventre, et tu es très vite venu l’accompagner, je ne t’avais pas invité, mais tu as tapé l’incruste, j’ai essayé de te chasser, mais c’était te méconnaître.

Une surprise en entraînant une autre, bébé A est venu installer son nid dans mon ventre, et je fus ravie de l’y accueillir. Comme pour les autres je ne t’avais pas invité, mais comme pour les autres tu ne m’as pas écoutée. Tu fus encore plus rude que pour Youssouf et Maryam, et tu es resté plus longtemps encore, à croire que mon corps est devenu pour toi un excellent hôte.

Malgré ce que tu as fait subir à mon corps et à mon cœur, sans oublier mon esprit et mon âme, l’appel de bébé Z fut bien trop fort. Tout mon corps réclamait ce petit être, et je savais que tu viendrais une fois de plus, l’accompagner. Mais je ne savais pas qu’entre temps tu t’étais autant endurci. Tu m’en as fait voir de toutes les couleurs, j’en ai vu des vertes et des pas mûres.

Tu m’as clairement volé ma grossesse, du début à la fin, tu as volé à mes enfants leurs mamans, tu as volé à mon visage, son doux sourire, tu as volé à ma voix ses crises de rire.

Tu m’as fait me sentir prisonnière dans mon propre corps.

Alors HG laisse moi te déclarer ma haine, laisse moi te dire que tu pensais gagner des batailles, mais moi j’ai remporté la guerre. Aujourd’hui tu n’es plus qu’un mauvais souvenir et mes 4 merveilles eux sont bel et bien une réalité. Aujourd’hui toi tu n’es plus là pour les faire souffrir, et je suis bien là pour les faire rire.