Témoignage déposé le 15/06/2026
Je m’appelle Nathalie, mère de 5 enfants (désormais adultes).
Je savais qu’une femme enceinte pouvait avoir des nausées le premier trimestre mais pas toute une grossesse, je ne connaissais pas encore l’hyperémèse gravidique.
Ma fille a souffert de vomissements pour ses deux grossesses, et ce jusqu’à la fin.
Cela a impacté sa vie familiale, sa petite fille de deux ans et demi à cette époque ne comprenait pas que sa maman puisse être autant malade, son conjoint qui a été présent tout le long et qui l’a soutenue à chaque fois, et nous ses parents qui l’avions souvent au téléphone et qui l’entendions pleurer sans pouvoir rien faire.
La deuxième grossesse de ma fille a été très compliquée, rythmée par d’innombrables vomissements provocants des reflux gastriques avec douleurs et sang, une faiblesse de la vessie, des crises hémorroïdaires importantes. A chaque fois qu’elle essayait de manger, elle vomissait, perdant du poids.
Elle a été hospitalisée au cours de son premier mois à la maternité qui la suivait, ils l’ont tout simplement réhydratée et ont essayé de lui faire admettre que tout ça n’était que dans sa tête. Ils n’ont pas voulu chercher la cause de son mal. Puis une seconde hospitalisation sans son consentement… Elle a été obligée de signer une décharge pour sortir de ce service incompétent.
Grâce à sa sage-femme libérale, elle a pu mettre un nom sur son état, elle l’a orientée vers (…) gynécologue obstétricien (…) qui l’a prise en charge.
Nous avions pris une chambre avec ma fille vu l’éloignement géographique.
En pleine nuit elle s’est mise à vomir sans arrêt, elle pleurait de douleurs. J’étais impuissante, je ne savais pas quoi faire, j’avais mal pour elle. Elle a marché, s’est assise, allongée mais rien n’y faisait. Ce fut très éprouvant et fatiguant pour elle.
C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience de la gravité de la situation. Mon cœur de maman saignait.
Enfin nous allions rencontrer ce médecin qui allait lui permettre de finir sa grossesse plus sereinement avec un traitement adapté à sa pathologie.
Cela me révolte que l’on puisse laisser ces femmes enceintes avec leurs problèmes de santé. Il faudrait obliger les maternités à se remettre en question et faire les formations adéquates.
