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Témoignage de Cindy

Témoignage déposé le 16/03/2026

J’ai découvert ma grossesse très tôt. Une grossesse désirée et attendue depuis plusieurs mois, malheureusement les premiers symptômes sont apparus presque aussitôt, dès 5 SA… et ont très vite tout bouleversé.

Ce qui ressemblait d’abord à des « nausées normales » est devenu un véritable enfer quotidien : des nausées constantes, ingérables, plus d’une vingtaine de vomissements par jour, une fatigue écrasante et une perte de 15 kilos en un mois et demi. Je ne pouvais ni manger, ni boire, parfois même pas me lever pour prendre une douche. Pendant quatre mois, travailler était impossible. Dormir était le seul moment où mon corps me laissait un peu de répit.

C’est en faisant mes propres recherches que j’ai compris que je ne vivais pas une grossesse « classique », mais une hyperémèse gravidique. Ce que le corps médical, lui, ne comprenait pas toujours : on m’a souvent dit que « c’était dans ma tête ». J’ai enchaîné les allers-retours aux urgences avant d’être enfin hospitalisée une semaine pour déshydratation. Heureusement, ma sage-femme a été d’un soutien précieux tout au long de la grossesse.

Émotionnellement, je me sentais trop faible pour tout analyser. J’ai traversé cette période avec beaucoup de solitude, parce que je n’osais pas inquiéter ni amis ni famille. Mon conjoint, lui, a été présent constamment : attentif, patient, il a porté tout ce que je ne pouvais plus porter.

Ce qui m’a aidée à tenir : son soutien, et les traitements qui ont fini par soulager un peu les symptômes. Au troisième trimestre, les choses se sont enfin apaisées. Les nausées étaient encore là, mais sans vomissements et ce simple changement m’a donné la possibilité de profiter de ma grossesse pour la première fois. Ces quelques semaines ont été les plus belles, celles où j’ai pu me connecter à mon bébé et savourer les derniers instants avant sa naissance.

Je vous partage mon expérience aujourd’hui pour que d’autres femmes se sentent moins seules, moins incomprises. Pour rappeler que ce n’est pas « normal », que ce n’est pas « dans la tête », et que derrière chaque grossesse, il y a une histoire parfois difficile, mais toujours digne d’être entendue.