You are currently viewing Témoignage de Camille

Témoignage de Camille

Témoignage déposé le 24/01/2026

Nous n’imaginions pas notre famille sans un deuxième enfant même si nous craignions que je sois malade à nouveau.

Quand je vois mon test de grossesse positif, je panique. 

Je cours à la voiture, direction le labo pour confirmer cette grossesse, pourtant très désirée. 

Cette fois-ci j’annonce immédiatement ma grossesse à tout le monde en expliquant que je risque d’être malade d’ici quelques jours.

4 ans après quasiment jour pour jour, tous les symptômes reviennent, aussi violemment que pour la première grossesse. 

Je suis désespérée, retomber dans cet état est tellement difficile à vivre, surtout quand on sait tout le chemin qu’il nous reste à parcourir avant l’accouchement…

Je vais chez le médecin avec mon dossier médical et il refuse de me donner les traitements que j’avais eu la première fois. Je décide alors de rappeler le médecin qui m’avait suivi pour la précédente grossesse. 

Je me sens plus sereine que la première fois, j’ai les médicaments qui soulagent mes vomissements. Je garde mes nausées, j’ai des perfusions à domicile pour m’hydrater car je n’arrive même pas à boire un verre d’eau dans la journée.

Je n’ai pas la force de m’occuper de ma fille, mais je suis à la maison, près d’elle. Je la regarde grandir depuis mon lit. Elle est toujours attentionnée, parfois inquiète. Elle demande à son père si « maman pourra marcher un jour ».

Je n’arrive pas à être positive sur cette grossesse, ce bébé. Pourtant ma fille est toujours là pour embrasser mon ventre, et me dire qu’il lui tarde de voir son petit frère, alors je vais tenir pour elle.

Je ne supporte plus les conseils, je ne supporte plus les femmes enceintes rayonnantes, je ne supporte plus qu’on me dise que ça a l’air d’aller mieux, ou simplement qu’on me demande « ça va ? ». Je ne vais pas bien, je veux retrouver ma vie d’avant. 

Le jour de l’accouchement, je me rends à l’hôpital, avec ma bassine évidemment, je ne tiens pas debout. Quelques heures plus tard, j’aurais mon fils dans les bras. 

J’ai eu 2 HG que je n’oublierai jamais mais je suis une maman comblée.