Témoignage déposé le 23/01/2025
En Mai dernier je tombe enceinte pour la première fois, une grossesse très attendue car mon rêve a toujours été d’avoir une grande famille, j’étais très heureuse mais très vite la joie s’est transformée en véritable cauchemar.
Je vomissais matin,midi, soir et la nuit. Je pouvais vomir 40 à 50 fois par jour avec des nausées h24, la sensation de sortir d’un manège à sensation forte tout le temps, impossible pour moi de manger ou de boire une goutte d’eau. Je ne gardais rien, j’avais aussi de l’hypersalivation qui me donnait encore plus de nausées. Je restais dans mon lit h24, je n’arrivais même pas à me doucher toute seule. Je faisais malaise sur malaise avec une perte de poids très rapide: -10 kilos en 3 semaines. Un jour, j’ai donc décidé de me rendre aux urgences à Bagnols-sur-cèze, dans le Gard, et c’est là où je me suis sentie seule: le gynécologue m’a simplement dit que c’était normal, que j’étais enceinte, il m’a donné du métopimazine. Je lui ai expliqué que je n’arrivais même pas à boire une gorgée d’eau et il m’a répondu de boire à la cuillère à café et m’a dit de rentrer. Je suis rentrée mais rien ne s’arrangeait, c’était de pire en pire et de jour en jour je m’affaiblissais. J’ai décidé de retourner aux urgences et là on m’a hospitalisée car j’étais complètement déshydratée donc perfusion d’hydratation de vitamines et métoclopramide mais rien ne fonctionnait, j’avais sans cesse des nausées, je ne dormais pas de la nuit. Le personnel médical me disait qu’ils ne pouvaient rien faire de plus… Je me suis sentie seule, incomprise et, au bout de 5 jours, ils m’on fait sortir avec comme prescription du métopimazine en suppositoire et du métoclopramide. Bien évidemment, cela ne me faisait aucun effet j’ai donc été une nouvelle fois été hospitalisée dans un autre hôpital (à Orange dans le Vaucluse), et puis là, la même chose: aucun soutien et aucun autre traitement essayé.
Je me sentais incomprise et je voyais mon état se dégrader de jour en jour, c’est là où j’ai pris la décision, à contre cœur, de subir une IVG car je n’en pouvais plus physiquement et psychologiquement.
Je trouve que l’hyperémèse gravidique est une maladie peu reconnue par les personnels de santé ce qui amène à une mauvaise prise en charge qui peut mener à subir une IVG à contre cœur. Je suis tombée sur votre page Facebook il n’y a pas longtemps et je pense, j’en suis même convaincue, que si j’avais connu votre page avant je n’aurais pas subi d’IVG car j’aurais trouvé du soutien et j’aurais vu que je n’étais pas seule.
A l’heure actuelle, je suis en essai bébé et je me suis jurée de tenir cette grossesse malgré l’HG mais j’aimerais trouver un gynécologue qui connaît cette pathologie afin d’avoir une bonne prise en charge mais je ne sais pas vers qui me tourner alors si vous avez des contacts, je suis preneuse. Merci pour votre implication, vous ne pouvez pas savoir à quel point vous nous aidez.
