Témoignage déposé le 01/07/2023
Mon cauchemar et mon calvaire ont commencé il y a un peu plus de deux ans maintenant. Mon compagnon et moi avions beaucoup de mal à avoir notre fils après plusieurs fausses-couches. J’étais très heureuse d’apprendre ma grossesse, mais aussi très inquiète, car après seulement trois semaines, les premiers symptômes sont apparus.
J’ai très vite commencé à vomir, des dizaines, des vingtaines, et des trentaines de fois par jour sans m’arrêter.
Impossible de ne boire qu’une seule gorgée, je pleurais matin et soir, j’ai dû arrêter de travailler.
Malgré le repos et les médiocres médicaments qu’on m’a donnés, impossible pour moi de rester comme ça. Mon gynécologue n’a absolument pas voulu me prendre en rendez-vous et ne m’a pas pris au sérieux, j’ai fini par appeler le SAMU, et j’ai été hospitalisée à cinq semaines de grossesse, après avoir perdu plus de 10 kg en deux semaines.
Je faisais 42 kg, j’étais complètement déshydratée et assez choquée de la situation.
Avec une hospitalisation absolument atroce bien entendu, tout ça continuera pendant des semaines et des semaines.
Bien qu’on m’a répété que c’était dans ma tête et que ça allait passer après le premier trimestre, ça n’allait quand s’aggravant.
Je suis finalement restée dans cet état jusqu’à six mois de grossesse dans un désarroi complet.
Je commençais à tomber dans une forte dépression, incomprise par mon médecin traitant, par certaines personnes de mon entourage.
J’ai fini par trouver un médecin traitant qui m’a prescrit du Zophren, mais par petite dose et de temps en temps, je pouvais enfin voir le bout du tunnel.
J’étais prise entre une joie immense d’avoir enfin un bébé et une dépression totale.
Je ne me suis jamais sentie aussi seule, triste, déprimée, et surtout, je n’ai jamais autant pensé en finir, alors que je portais la vie.
J’ai fini par accoucher 15 jours avant, de mon gros bébé de 4 kg 115 et 52,01 cm.
Je suis prise d’une joie intense et d’un soulagement de ne plus avoir ses nausées et vomissements.
Deux ans après, mon petit Marceau fait mon bonheur, mais je reste toujours traumatisée par la pathologie.
Malgré tout, tout cela reste tabou, alors merci à l’Association de nous faire connaître et de nous aider.
