Témoignage déposé le 31/05/2023
J’ai vécu il y a 5 ans une Hyperémèse Gravidique, mais ça c’est fini dramatiquement.
J’étais enceinte de 22 semaines, les vomissements étaient de plus en plus forts, au point de ne plus pouvoir manger, boire, sortir de mon lit.
Impossible de m’occuper de ma fille en situation de handicap, j’étais tellement faible.
Plusieurs hospitalisations et toujours le même discours, vous êtes enceinte madame, c’est normal de vomir !!
On ne me prenait pas au sérieux, on m’isolait en chambre, dans le noir, sans visite, jusqu’à la dernière hospitalisation, où un médecin a vu un problème au foie, mais il m’a laissée ressortir pour revenir quelques jours plus tard aux urgences dans un état plus grave.
Tellement plus grave que j’ai appris à ce moment même que le cœur de mon bébé s’était arrêté, et que mon état était très grave.
J’ai dû être transférée à 2h de chez moi, en déchocage et en réanimation, car à cause de ces vomissements et du fait de ne plus m’alimenter ni boire, j’ai souffert d’une cytolyse hépatique, une déshydratation extrême qui a attaqué un organe vital.
Je suis restée plus d’une semaine en réanimation après le passage en déchocage, puis par la suite, ils ont dû provoquer l’accouchement de ma petite fille que je n’aurai plus jamais dans mes bras.
A ce jour, difficile à vivre de perdre un bébé.
Je ne comprends pas qu’en 2017 à l’époque, on n’écoute toujours pas les femmes enceintes, et que même en 2022 ce soit pareil.
Il faut que cela cesse, il faut que les gynécologues, sages-femmes, écoutent leurs patients, qu’ils ne négligent pas certains symptômes.
