Témoignage déposé le 04/06/2019
Bonjour à toutes,
Quel soulagement d’avoir découvert cette association et tous vos témoignages !
Je souffre actuellement d’HG, première grossesse, désirée, actuellement à 12SA, vomissements depuis 5SA.
J’ai vécu l’enfer, réveillée vers 4h du matin par les nausées puis vomissements toutes les 15-20min jusqu’à ce que je m’effondre, épuisée, vers 1h du matin. Impossible de boire ni manger, de prendre une douche ou de faire quoi que ce soit.
Premier passage aux urgences à 7SA dans un premier hôpital, où le médecin de garde me perfuse pour me nourrir et m’hydrater, bien que la jeune interne en gynéco me dise que j’avais l’air d’aller bien, et qu’il fallait continuer le Donormyl, Vogalene et Primperan (qui ne m’ont jamais rien fait).
Deuxième passage aux urgences dans un second hôpital à 9SA, mon gynéco voulait que je sois hospitalisée au vu de ma perte de poids importante (-7kg en 3 semaines).
C’est là que j’ai ressenti véritablement le manque de connaissance de tout le corps médical au sujet de cette maladie. Quand tu entends les infirmières te dire (sur un ton hyper culpabilisant bien sûr) que ces symptômes sont normaux, que la plupart des femmes en soufrent, qu’on n’hospitalise pas pour ça, qu’il faut te forcer à manger, à boire etc, et bien tu perds vraiment confiance.
J’ai la chance d’avoir un super gynéco dont la femme a souffert d’HG, et qui m’a donc prescrit du Zophren assez rapidement. Au début un peu effrayée par la notice et les éventuelles conséquences, j’ai fini par me résigner à le prendre à partir de 9SA.
Le Zophren m’a permis de manger et boire normalement et donc de stopper la perte de poids. J’ai toujours de fortes nausées, et tous les 2/3 jours les vomissements reprennent, mais au moins je peux stopper les vomissements grâce au Zophren.
Psychologiquement, les premières semaines d’HG ont été extrêmement dures. Même si tu désires ton bébé, tu en arrives à penser qu’il vaudrait mieux avorter pour abréger tes souffrances et ne pas infliger de séquelles au bébé. Une énorme pensée à toutes les Mamanges.
Merci mille fois aux créatrices de cette asso et à vous toutes pour vos témoignages qui me font me sentir moins seule. J’espère que cette maladie sera bientôt mieux reconnue en France. Bon courage à toutes !
