Témoignage déposé le 08/03/2020
Bonjour je m’appelle Alexia, j’ai 21 ans, je suis en couple depuis presque 4 ans avec Julien.
Je suis mamange d’un petit garçon, Lou.
Je suis tombée enceinte 1 mois après l’arrêt de ma contraception, j’étais super heureuse, ce bébé était désiré, attendu et je l’aimais déjà beaucoup. Savoir que j’allais devenir maman me comblait de bonheur !
Mais très rapidement j’ai commencé à être malade, je ne parle pas de petites nausées matinales, je parle d’hyperémèse gravidiques :
– 15, 30, 50 vomissements par jour,
– hypersalivation,
– perte de poids (-12Kg en 3 semaines),
– douleurs abdominales,
– hypotension,
– perte de conscience,
– problème de foie, anémie…
J’ai été diagnostiquée tôt, à 6 SA suite à plusieurs passages aux Urgences mais malheureusement aucun suivi médical approprié n’a été trouvé.
Impossible de manger, de me tourner dans le lit, de boire ou encore de dormir, je restais dans le noir à gémir de douleur.
Mon compagnon rentrait du boulot régulièrement dans la journée pour me donner de l’eau, me porter pour aller au WC, me nettoyer un peu, vider la bassine à vomi.
J’ai essayé de lutter comme j’ai pu mais malgré les traitements prescrits rien ne s’est arrangé.
Suite à un énième passage aux urgences, j’ai été hospitalisé, mais à ma grande surprise, on m’a mise en isolement, dans le noir, perfusée en eau et au Zophren qui me shootait complètement, pas d’eau, pas de nourriture, pas le droit aux visites, ni au téléphone, ni à la tv, ni à la lumière du jour. Un protocole d’un autre siècle qui m’a profondément traumatisé !
Le seul médicament qui a fonctionné c’était le Zophren, très connu dans le milieu de l’hyperémèse gravidique car il a sauvé la vie à plus d’unes, mais qu’aucun médecin n’a voulu me le prescrire suite à cette hospitalisation. J’ai sombré dans la dépression, j’étais en train de mourir et aucune solution se dessinait devant moi. Je commençais à avoir des douleurs dorsales atroces et une plaie à force des rester allongée.
A 12 semaines, et sur les conseils de médecins, j’ai donc eu recours à une IVG afin de me sauver la vie. Depuis l’opération, j’ai pu recommencer à manger et boire, à dormir, mais ma vie s’est arrêtée en même temps que celle de mon fils, le 1er octobre 2019.
