Témoignage déposé le 28/07/2023
15 septembre 2022, ça fait quelques jours que je me sens fatiguée.
Douleurs dans les seins et maux de ventre. Je dois avoir mes règles le 17. Je travaille de nuit et toute la journée ça me trotte dans la tête, la nuit au boulot je décide de faire un test (je bosse dans un labo).
Test Positif je suis si heureuse, j’imagine déjà une grossesse parfaite qui va jusqu’au bout et où je peux bosser jusqu’à la fin.
Mardi 27, premières nausées, je suis contente je me dis « super les premiers symptômes arrivent ça confirme bien la grossesse « .
Jeudi 29, je vais chez médecin pour avoir quelque chose pour calmer les nausées, elle me donne du Donormyl **** par jour.
J’en prends un le soir et ça me couche direct. Le lendemain je n’en prends pas car je bosse de jour et j’ai peur de ne pas être bien.
Nauséeuse toute la journée, puis le soir je ne garde plus rien. Et ça continue tout le samedi, même l’eau ressort.
Le dimanche j’appelle SOS médecin car je ne peux pas rester comme ça, on me donne du Primperan ça me soulagera juste ce jour. Lundi dès 6h je vomis à 8h j’étais déjà à 6 vomissements je préviens le boulot que je ne viendrais pas.
Direction le médecin traitant avec un arrêt de 2 jours et d’une prise de sang qui révèle déjà une déshydratation (mais le médecin ne relève pas).
Le mercredi je retourne voir le médecin, je vomis au moins 30 fois par jour, je ne tiens plus debout, elle me prescrit une perfusion d’hydratation à domicile et me prescrit du Vogalene en suppo.
Arrivée à la pharmacie, je n’ai plus de force je ne comprends plus rien. Je demande de l’aide pour contacter une infirmière pour la perfusion, le pharmacien me donne toutes les coordonnées en m’expliquant tout. L’infirmière vient le soir.
Jeudi, elle doit revenir changer la perf et là je suis sur le canapé. Elle m’appelle et je lui dis de rentrer direct, je n’ai pas la force de me lever. Elle arrive et me voit blanche, trembler, avec des spasmes. Elle appelle le médecin pour avoir le mot pour que je puisse aller aux urgences. 1h après j’ai la lettre, mon chéri m’y amène. J’ai toujours la perf mise en sous cutanée dans le ventre. On voit le gynécologue de garde qui me dit en salle d’attente » vous vous serez hospitalisée » puis c’est la seule fois que je l’ai vue. La sf a dû me piquer une dizaine de fois pour poser le cat. J’y resterais jusqu’au mardi. Et sortirais avec du Cariban **** par jour. Je suis arrêtée jusqu’à fin octobre.
Je reprends le travail tout en vomissant plusieurs fois par jour et aussi au boulot.
Puis voilà que ça recommence je ne garde plus rien on est fin novembre, je passe le week-end puis le lundi on voit le médecin qui me refait perfusion à domicile mais en plus elle veut que je continue de travailler car les vomissements n’empêche pas de bosser. Elle voulait donc perfusion la nuit et travail la journée.
Je vais aux urgences et on m’hospitalise. Je ressors le mercredi (je serais arrêté jusqu’à la fin de la grossesse) avec du Largactil pour une semaine puis après plus rien… une fois le traitement fini les vomissements reviennent et je me mets à vomir du sang. On est le 10 décembre. Je serai hospitalisée de nouveau et sortirai avec du Largactil **** /jours puis je dois diminuer au fur et à mesure.
Et là janvier, mon médecin me dit d’arrêter et de prendre le Cariban à la place. Ça ne loupe pas je revomis directement un nombre de fois astronomique, je retourne le voir et il me fait reprendre le Largactil mais trop tard ça ne s’arrête plus.
Hospitalisée de nouveau.
Février, le pire mois, 3 hospitalisations sous Largactil avec le même dosage on ne sait pas d’où viennent les crises. On me donnera donc du Setofilm à prendre dès que les crises commencent.
Me voilà soulagée, je ne vomis plus que 5 fois par jours, et dès que ça ne va pas je prends le setofilm et ça coupe les crises.
Avril, je vomis du sang noir, ça ne plaît pas au médecin qui m’envoie direct aux urgences pour une fibro. Là-bas ils ne veulent pas car trop dangereux pour le bébé, je suis de nouveau hospitalisée.
La gynécologue qui suit mon dossier me dit qu’on me déclenchera à 38+6 SA car ce n’est pas possible de me laisser dans cet état.
Nous voilà le mercredi 17 mai pour le déclenchement, jeudi 16h.
On passe en salle de travail et là on me dit de ne plus prendre mes médicaments car ils ont peur que je sois shootée.
J’ai vomis tous les 15 mins jusqu’à l’accouchement samedi 20 mai à 1h48…
J’aurais souffert toute la grossesse et tout l’accouchement.
Mais dès que mon fils est sorti les vomissements se sont arrêtés.
Maintenant tout ça est derrière moi mais je n’oublie pas !
A aucun moment dans ma grossesse on ne m’a parlé de l’HG j’en ai parlé à un moment mais on m’a dit « ça ne signifie rien à part que la personne vomis beaucoup en étant enceinte « .
